Dr Lyes Kéchid
La stimulation ExoTMS ouvre une nouvelle voie en esthétique : moduler les réseaux cérébraux pour renforcer l’adhésion, l’équilibre émotionnel et l’efficacité des traitements.
La médecine esthétique évolue vers une approche globale où les facteurs cognitifs influencent directement la régularité, la motivation et la perception des résultats. L’ExoTMS, issue des avancées en neuromodulation, propose d’agir sur ces déterminants essentiels. La médecine esthétique entre dans une phase de maturité : la performance d’un acte ne dépend plus seulement des paramètres dermiques ou tissulaires, mais aussi de déterminants cognitifs et émotionnels qui conditionnent l’adhésion, la régularité et la perception des résultats. Dans ce cadre, la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) optimisée ExoTMS apporte une approche neuro-fonctionnelle complémentaire.
Cible : le cortex préfrontal dorsolatéral (DLPFC), impliqué dans la régulation émotionnelle, la planification, la prise de décision et l’inhibition des impulsions. Une hypoactivité du DLPFC est fréquemment décrite dans les modes de vie contemporains. ExoTMS agit sur cette zone (pénétration effective ~3 cm).
Hypothèse : restaurer l’activité préfrontale peut renforcer stabilité émotionnelle, contrôle des comportements alimentaires, motivation et constance des routines, facteurs clés en médecine esthétique.
ExoTMS optimise la rTMS standard pour maximiser l’efficacité tout en privilégiant le confort : champ plus homogène (bobines brevetées), refroidissement par air autorisant davantage d’impulsions, impulsions « en rampe » limitant l’à-coup, et paramètres anti-adaptatifs (modulation dynamique des fréquences) réduisant l’habituation.
Résultat : stimulation non invasive, mieux tolérée, visant une modulation plus robuste et potentiellement durable des réseaux fronto-limbiques, sans douleur ni gêne notable. Sur le plan neurobiologique, la neuroplasticité adulte (dont IRM fonctionnelle) montre qu’une stimulation répétée renforce les circuits. La stimulation du DLPFC est associée à une libération accrue de neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, acétylcholine), au renforcement synaptique et à une meilleure communication préfronto-limbique. Effets attendus : baisse de l’hyperactivité amygdalienne, modulation du striatum (compulsions alimentaires), amélioration des fonctions exécutives (contrôle inhibiteur, attention, planification).

Données cliniques (terrain/littérature)
- Exomind (interne) : réduction des pulsions alimentaires et perte pondérale moyenne à 1 mois.
- Cavicchioli et al., 2022 (N=402) : amélioration significative de l’IMC.
- Kim et al., 2019 : –2,75 kg vs –0,38 kg en 4 semaines.
- Zeng, 2021 : réduction de l’apport calorique après rTMS haute fréquence DLPFC.
- Stress/sommeil (interne) : 85 % réduction subjective du stress ; 77,7 % amélioration de l’endormissement.
- Sun, 2020 (méta-analyse, 36 essais) : amélioration du PSQI et allongement du sommeil profond.
Fonctions exécutives : meilleure concentration, stabilité émotionnelle et motivation, cohérentes avec le rôle du DLPFC.
Limite : données internes = retours d’expérience/études préliminaires ; des essais contrôlés multicentriques restent nécessaires.
En pratique : 4 à 6 séances de 24,5 min, intensité calibrée sur le seuil moteur ; dispositif non invasif, mains libres, sans éviction sociale.
Avant/après un acte esthétique, ExoTMS peut soutenir sommeil/récupération, régulation émotionnelle et adhésion aux protocoles minceur, offrant une stratégie complémentaire pour soutenir les résultats cutanés, tissulaires et métaboliques.
Dr Lyes Kéchid

Psychiatrist and aesthetic physician, clinician, trained at Amiens University Hospital and the University of Paris. Pioneer of Deep TMS (since 2016), national expert. Expert in neurotechnologies (VR, neuromodulation, sleep, Exomind) for well-being and brain longevity.



