Pr Claude Aharoni
Un coup d’éclat technique
Le Deep plane Facelift est apparu, ces dernières années en France, comme une approche premium du lifting du visage et a marqué une avancée décisive dans l’histoire du rajeunissement facial. Contrairement aux liftings classiques, limités aux plans les plus superficiels, le Deep plane a permis pour la première fois d’agir au cœur même des structures profondes du visage, là ou nait le relâchement. Cette technique offre donc un rajeunissement plus naturel et une durabilité supérieure par rapport aux techniques classiques.
La nouveauté 2024–2025 est une approche endoscopique totale, sans cicatrice visible, avec décollement de l’ensemble du « Deep plane » du visage pour sélectionner précisément les tissus et les vecteurs de traction. Pour la première fois, il devient possible de redéfinir les structures profondes du visage – le Deep plane- sans recourir aux longues incisions et aux traces laissées par le lifting classique. L’absence de cicatrices visibles lui a donné le nom anglosaxon de « Scareless Endoscopic face lift ».

Cette prouesse technologique permet de repositionner les volumes en profondeur plutôt que de simplement tirer la peau, offrant un résultat d’un naturel saisissant et sans stigmate opératoire. C’est une révolution silencieuse mais spectaculaire : celle d’un lifting puissant, anatomique et invisible, ou la technologie sublime l’art chirurgical pour effacer le temps sans en laisser la moindre trace. Le lifting endoscopique utilise une caméra (endoscope) et de très petites incisions, cachées dans les cheveux, pour remettre en tension les tissus profonds du front, des sourcils et/ou de la région médio faciale (pommettes, sillons). Des incisions cachées derrière les oreilles sont nécessaires pour étendre les décollements vers les parties basses du visage (ovale et bajoues). Grâce à l’endoscopie, le chirurgien bénéficie d’une visualisation directe, amplifiée et tridimensionnelle des plans anatomiques, offrant une précision lors du décollement et des repositionnements des tissus du visage.
L’objectif : ouvrir le regard, remonter les pommettes, corriger l’ovale et adoucir les ombres, avec à la clé des cicatrices quasi invisibles et une convalescence qui semble plus rapide que les liftings traditionnels. C’est l’ensemble du visage et/ ou du cou qui est remonté d’un niveau. Cette méthode incarne la nouvelle génération des liftings faciaux, plaçant l’embellissement au cœur du résultat recherché.
Pourquoi les stars américaines l’adorent ?
1.Une tendance « Beautification » : dans la presse beauté, on voit une montée des liftings personnalisés et combinés (Brow lift endoscopique, Deep plane, lipofilling, mini rhinoplastie) chez des patients beaucoup plus jeunes, avec une visée d’embellissement autant que de rajeunissement.
2. Des résultats “camera ready” : ouverture du regard, pommettes plus hautes, traits allégés, sans stigmate de chirurgie. Les petites incisions cachées et la dissection ciblée des plans profonds expliquent ce rendu subtil.
3. Un downtime raccourci : moins de décollement cutané = œdèmes/bleus plus vite résolutifs qu’un lifting avec grandes incisions, un atout quand les agendas sont serrés.
4. Des données de durabilité : Un suivi objectif de mes patients retrouve une amélioration du tiers moyen (hauteur malaire, sillon nasogénien) qui persiste plusieurs années.
Stars et confidences publiques

- Kris Jenner a admis avoir eu recours à un lifting facial — elle n’a pas détaillé s’il était endoscopique, mais son visage rajeuni et la rapidité de sa reprise d’activité ont alimenté les discussions sur cette technique minimalement invasive.
- Dans la presse beauté, plusieurs journalistes américaines ont documenté leur brow lift endoscopique, donnant un aperçu des suites réelles : œdème discret et résultat « lumineux » dès la troisième semaine.
Limites et idées reçues
- Tout n’est pas endoscopique : selon l’indication (cou, bajoues marquées), un Deep plane ou un SMAS lift classique peut être associé pour traiter le bas du visage. Cette approche appelée hybride est fréquente en 2025.
- La technique n’est pas “sans convalescence” : malgré des incisions minimes, les bleus et l’œdème sont la règle pendant 1–2 semaines, avec un résultat qui se “polish” sur plusieurs mois, les témoignages insistent sur ce point.
Les indications :
Une Évaluation médicale complète est donc indispensable avant l’intervention avec un examen minutieux du visage afin de préciser les indications. On retiendra les patients :
- Avec un relâchement modéré du front, des sourcils ou du tiers moyen (pommettes, sillons).
- Une bonne élasticité cutanée (souvent chez les patients de 30 à 55 ans).
- Et peu de peau excédentaire (sinon un lifting classique peut être préférable).
- Mais surtout avec des attentes réalistes : résultat naturel, amélioration subtile.
Les Conditions techniques concernant l’intervention
- En ambulatoire.
- Sous Anesthésie générale ou locale avec sédation.
- Petites incisions (1 à 2 cm) dissimulées dans la ligne des cheveux ou la tempe et parfois des incisons cachées derrière les oreilles.
- Utilisation d’un endoscope (caméra fine) pour visualiser et libérer les tissus de l’ensemble du visage.
- Ré-ancrage des tissus avec des fils de sutures ou des implants de fixation résorbables.
- Durée opératoire : 2 à 3 heures selon les zones traitées.
À quoi ressemble un “beau” résultat ?
Au niveau du front / regard : sourcils remis à leur hauteur juvénile, paupières supérieurs dégagées, rides du lion adoucie, sans arches exagérées. Au niveau du tiers moyen : pommettes ré suspendues, creux sous orbitaires (cernes) adoucis, sillons nasogéniens moins marqués. Au niveau de la partie basse du visage : un ovale bien dessiné avec correction des bajoues et des plis d’amertumes estompés.
Suites et récupération :
- Généralement peu ou pas douloureux mais juste un léger inconfort pendant 1 à 2 jours.
- Œdème et ecchymoses : 1 à 2 semaines.
- Fils retirés vers J7–J10.
- Résultat “socialement présentable” en environ 2 semaines.
- Résultat définitif entre 2 à 4 mois.
Le lifting endoscopique s’est imposé comme l’outil discret des visages « reposés » que l’on voit sur les tapis rouges : des cicatrices camouflées, une récupération plus rapide et des résultats naturels.
Pr Claude Aharoni

Ancien interne et ancien chef de clinique des Hôpitaux. Board Européen de chirurgie plastique et reconstructrice. Diplôme de la faculté en chirurgie esthétique, plastique et reconstructrice. Membre fondateur de la clinique esthétique Paris Etoile.
Plus d’infos : aharoni-esthetique.fr



