Dr Isabelle Meurgey et Alain Butnaru
Plomb, mercure, cadmium, arsenic, aluminium… Ces métaux lourds, autrefois synonymes de progrès industriel, sont aujourd’hui reconnus comme des toxiques majeurs.
Invisibles, persistants, ils s’accumulent dans notre organisme au fil des années, favorisant fatigue chronique, troubles neurologiques, inflammations, désordres hormonaux et maladies dégénératives. Leur toxicité est cumulative, quelques microgrammes par jour peuvent suffire à créer des troubles chroniques au fil des ans et notre organisme peu préparé à les éliminer les stocke dans le foie, le cerveau, les reins ou la graisse.
Des sources multiples et insidieuses

Les métaux lourds se cachent partout : pollution atmosphérique, amalgames dentaires, eau du robinet, cosmétiques, alimentation (poissons, riz, céréales, additifs), vaccins, tabac (même passif) ou encore ustensiles de cuisine en aluminium.
Leur toxicité repose sur trois mécanismes principaux :
- Un stress oxydatif : ils génèrent des radicaux libres qui endommagent nos membranes cellulaires, notre ADN et nos mitochondries.
- Une désorganisation enzymatique : en se liant de façon anormale aux enzymes, ils modifient leur structure tri-dimensionnelle entraînant une perturbation des voies métaboliques essentielles.
- Une inflammation et immunotoxicité : ils entraînent une inflammation chronique de bas grade, favorisent les maladies auto-immunes et accélèrent le vieillissement cellulaire.
Mercure et plomb s’attaquent au système nerveux ; le cadmium altère reins et os ; l’arsenic augmente le risque cardiovasculaire et cancéreux ; l’aluminium s’accumule dans le cerveau et est soupçonné de participer à la survenue de maladies neurodégénératives.
Dépister pour mieux agir
Le diagnostic repose sur des analyses spécifiques (sang, urines, cheveux) permettant d’évaluer l’importance de l’intoxication. En médecine fonctionnelle, on associe souvent ce bilan à l’étude du stress oxydatif, du glutathion, du zinc, du sélénium et des enzymes antioxydantes ainsi que l’étude de la capacité de détoxification du foie par des tests génomiques.
Détoxifier avec discernement

La première étape consiste à réduire les expositions :
Privilégier une eau filtrée, une alimentation biologique, supprimer définitivement la cuisson dans le papier aluminium, utiliser des cosmétiques sans aluminium, faire enlever ses amalgames dentaires à risque par un professionnel entraîné, privilégier la consommation de petits poissons gras (anchois, hareng, maquereau, sardine) les seuls pour l’instants préservés de la contamination de l’eau de mer par le mercure.
Ensuite, une détoxification progressive peut être envisagée :
- Soutenir la détoxification hépatique par : du chardon-marie, de la NAC, du glutathion et de l’acide alpha-lipoïque.
- Utiliser des chélateurs doux : chlorelle, coriandre, ail des ours.
- Optimiser son apport en sélénium, magnésium, soufre et en particulier le zinc (chélateur du cadmium).
- Faire une cure de silice, chélateur de l’aluminium en consommant par exemple de l’eau Fiji ou Volvic, 10 jours par mois.
Vers une médecine de prévention environnementale
L’accumulation des métaux lourds illustre la fragilité de notre équilibre biologique face à un environnement saturé. Leur détection et la recherche de leurs conséquences sont un des piliers des bilans pratiqués en médecine fonctionnelle. Protéger nos cellules de ces poisons silencieux, c’est préserver notre énergie vitale et notre longévité.
Dr Isabelle Meurgey

Docteur en médecine anti-âge et esthétique. Faculté de médecine de Rouen. Spécialisée en médecine préventive et Anti-Âge depuis 1997. Membre définitf de la Société Française de Médecine Esthétique.
Plus d’infos : docteurisabellemeurgey.com
Dr Alain Butnaru
Diplômé de la Faculté de Médecine de Paris Médecine Esthétique et Anti-Âge depuis 1985. Membre définitif de la Société Française de Médecine Esthétique Diplômé en Médecine Morphologique et Anti-Âge.
Plus d’infos : docteuralainbutnaru.com



