Une étude internationale inédite dévoile l’importance de l’inflammation vasculaire dans le traitement du contour de l’œil.
Peau ultra-fine et érythème péri-orbitaire : le cerne pigmentaire est un défi majeur en médecine esthétique. Une étude multicentrique internationale menée sur 75 patients révolutionne sa prise en charge.
Le cerne pigmentaire compte parmi les motifs de consultation les plus fréquents en médecine esthétique, sans qu’aucun consensus thérapeutique absolu ne se soit imposé jusqu’à présent. Lasers, peelings classiques et fillers trouvent rapidement leurs limites face à une zone cutanée d’une extrême fragilité (0,5 mm d’épaisseur) et hautement vascularisée, exposant le patient au risque redouté d’hyperpigmentation post-inflammatoire (HPPI).
Pour répondre à cette impasse thérapeutique, les Laboratoires DERMEDEN ont piloté une étude clinique multicentrique rigoureuse, menée auprès de 75 patients répartis sur 3 continents (Japon, Malaisie, Mexique, Espagne) sous la direction du Dr Nicolas Bachot et du Dr Barbara Dalbos, une approche également saluée par les experts de terrain à l’instar du Dr Korb, qui souligne l’efficacité et la simplicité remarquable de mise en œuvre de ce protocole en cabinet.
L’inflammation : le chaînon manquant
L’enseignement majeur de cette étude réside dans la découverte que 100 % des patients présentaient un érythème péri-orbitaire initial fortement corrélé à leur niveau de pigmentation. Le cerne pigmentaire s’avère donc être un phénomène autant inflammatoire et vasculaire que mélanique. Dès lors, inhiber la seule tyrosinase ne traite que partiellement le problème.
Un protocole combiné novateur
L’étude a évalué l’association synergique de l’Acide Tranexamique (TXA 5 %), qui bloque la voie de la plasmine et ses médiateurs inflammatoires/vasculaires, et de la Niacinamide (10 %), qui freine le transfert des mélanosomes.
Comme le détaille la pratique clinique, le protocole s’articule ainsi :
- En cabinet : 3 séances espacées de 4 semaines combinant le peeling dépigmentant LIGHT D.PEEL (Acide Lactique 8,5 % + TXA 5 % + Acide Férulique 2 %) et un microneedling épidermique (0,3 à 0,7 mm) infusant le concentré stérile MELAFLASH TXA 5 % + NIA 10 %.
- À domicile : Application biquotidienne du concentré anti-taches TXA 5 % associée à une protection solaire SPF 50 sur 5 mois.

Des résultats cliniques remarquables
Les mesures instrumentales par colorimètre Cortex DSM-4 confirment une baisse globale de l’hyperpigmentation péri-orbitaire (HPO) de -60 % par rapport à la zone contrôle, avec des pics atteignant -76 % au Japon, et une réduction de -69 % de l’érythryme (POE). Le microneedling agit comme un accélérateur clinique puissant (-52 % de pigmentation dès la phase professionnelle), tandis que le relais à domicile consolide les résultats et prévient tout effet rebond.
Aucun cas d’HPPI ni d’effet rebond n’a été rapporté, quel que soit le phototype, confirmant une tolérance excellente et un taux de satisfaction global atteignant 93 % chez les patients.



Validé par une vaste étude internationale, le protocole DermEden associant TXA et Niacinamide offre enfin une réponse scientifique sûre et sans effet rebond pour traiter durablement les cernes pigmentaires.
