Bien que de nombreux bouleversements soient apparus sur le marché de la médecine esthétique, son acceptation sociale est devenue un facteur de croissance indéniable avec un chiffre d’affaires de plus de 23,4 milliards d’euros à horizon 2030 et une progression de 30% sur 5 ans à venir, selon les analyses croisées de l’IMCAS, du Boston Consulting Group (BCG) et de Cetas Healthcare Intelligence.
C’est bien de résilience que l’on peut parler avec l’essor de la toxine botulique qui devient la reine des traitements pour son côté naturel de plus en plus apprécié et les biostimulateurs qui progressent toujours fortement. A noter la percée de la cosmétique active qui affiche une croissance de 7% soutenue par les grands groupes de beauté.
Pour Séverine Dubarry Bardon, CEO Comexposium Healthcare : « Nous accueillons cette année 21 700 participants, 400 exposants et 1 145 orateurs pour 225 sessions. De nombreuses innovations seront présentées comme l’arrivée de nouveaux injectables (toxines, acide hyaluronique, biostimulateurs). La demande reste forte et reflète une transformation des usages dans un secteur désormais ancré durablement dans nos styles de vie. Je note une convergence très intéressante entre la dermatologie clinique, la médecine esthétique, la dermocosmétique et, plus globalement, la longévité.»

Pour Laurent Brones, Directeur Corporate Communication & Alliances chez Symatese. : « Le marché continue de progresser avec l’Europe qui affiche une croissance modérée de 4% un peu freinée par un cadre réglementaire plus contraignant, les Etats-Unis avec 5% qui font face à une concurrence accrue des acteurs et une tendance baissière des prix, l’Asie-Pacifique avec une Chine qui performe avec 10% et le Moyen-Orient avec des disparités mais des Émirats Arabes Unis qui conserve une croissance soutenue entre 7 et 9%. »
Pour Sergio ROSSI, associé senior et directeur général au Boston Consulting Group : « Nous assistons bien à une convergence des technologies, des procédures et des secteurs avec en ligne de mire un axe fort sur la longévité. A noter que désormais 76% des patients souhaitent un plan de soins personnalisé alors que seuls 52% des praticiens le proposent actuellement. »
Pour le Dr Sébastien Garson, directeur scientifique : « Une nouvelle expérience avec le cadaver workshop, une nouvelle préparation pour une expérience encore plus belle et instructive.
Pour améliorer l’expérience des participants nous avons ajouté les salles du cinéma UGC pour une session encore plus confortable et des sessions uniques permettant une interaction directe avec les orateurs et une discussion plus approfondie des sujets. »
Pour le Dr Hugues Cartier, directeur scientifique : « L’innovation en dermatologie, médecine esthétique et chirurgie plastique connaît un essor sans précédent avec un potentiel immense et des attentes patients qui n’ont jamais été aussi élevées. Notre challenge est de créer les conditions d’une synergie vertueuse entre innovation industrielle et exigence académique. Avec à la clé, des défis comme l’arrivée de patients avec des attentes forgées sur les réseaux sociaux, des médecins tiraillés entre plusieurs rôles, clinicien soucieux de l’efficacité, utilisateur de technologies innovantes, et figure de référence pour des patients de plus en plus informés ou des nouvelles technologies poussées par le marketing mais en cours de consolidation scientifique. l’Imcas se trouve au coeur de ses tensions et doit constamment être à la recherche d’un équilibre exigeant mais indispensable. »
On ne saurait vraiment prédire l’avenir de ce secteur mais on devine que les combinaisons thérapeutiques annoncent des évolutions majeures qui devront comme les avancées technologiques être encadrées par une exigence éthique : passionnant !

