par Jean-Yves Coste

L’AI a été définie par les travaux du philosophe Nick Bostrom sur les risques de surintelligence, elle représente toute forme d’intellect qui “transcende la performance cognitive des humains dans virtuellement tous les domaines d’intérêt”.

Connectivité omniprésente :

L’explosion du stockage de données et les arborescences sans fin de la programmation algorithmique ont favorisé l’émergence exponentielle de l’intelligence artificielle et des objets connectés médicaux (IOMT). Ceci alimente désormais un flux continu de développements en matière d’apprentissage en ligne, de robotique et objets portables connectés.

Le rachat récent de Fitbit par Google pour 2 mds de $ illustre cet engouement. AI a éliminé le dogme central selon lequel les connaissances étaient contrôlées par des experts «encyclopédiques» qui dictaient leur «vérité indiscutable» aux patients. Les IOMT affranchissent le patient des contraintes réglementaires et technologiques et de sa propre auto-médication dans le confort de son domicile.

L’interface des IOMT combine des fonctionnalités de sécurité basées sur les données, la courbe d’apprentissage, l’intelligence artificielle et l’analyse d’images, permettant ainsi une personnalisation infinie du contenu, par exemple : des crèmes dermo-cosmétiques avec des principes actifs de beauté naturelle et instantanée cliniquement fondés, comme ceux promis par le «Nespresso de la Dermocosmétique» Romy Paris.

Cela génère une explosion de la demande stimulée par la versatilité et adaptabilité de l’offre personnalisée. Les IOMT changent les paradigmes de traitement de manière majeure, en capitalisant sur la mobilité, l’inter-connectivité, agilité et l’égocentrisme des Millennials. Ceux-ci se sont révélés comme des consommateurs exigeants et avant-gardistes de nouvelles technologie, avides d’expérimentations, utilisant des instruments disruptifs pour «garder une longueur d’avance».

Ceci répond aussi à une aspiration au cocooning et à la «gratification instantanée». Ces instruments favorisent une relation du patient à long terme, en créant un écosystème ludique addictif de procédures reproductibles, proposant un parcours client authentique et un rituel de soins répétitifs. Ces écosystèmes sont des machines de guerre commerciales selon le «modèle Apple» pour capturer les patients en les reciblant avec des traitements de suivi connexes dans un souci constant d’auto-transcendance.

L’innovation numérique transforme l’esthétique en un environnement «darwinien». Les premiers arrivés pourront préempter des parts de marché de leurs concurrents, établir un avantage concurrentiel et ainsi imposer leurs propres règles au marché de manière prédatrice, une stratégie en «gagnant prend tout». Le Saint-Graal des assistants personnels en dermatologie sera proche, lorsque “Alexa, Siri ou Google Assistant” se transformeront en dermatologues ou chirurgiens esthéticiens domestiques » dans un environnement de réalité virtuelle, d’imagerie numérique et esthétique augmentée. Des capacités de quantification et d’analyse toujours plus précises permettront aux patients un télédiagnostic de prévisualisation, augmentant ainsi le taux de conversion.

La tendance à la mesure constante de soi améliore la fidélité patient en lui permettant de monitorer précisément le degré de transformation de son visage ou corps, dans sa quête de réalisation de soi.

La prochaine étape importante sera la vidéo en streaming en ligne sur toutes les formes de procédure pour une gamme complète de médecins et de cliniques. Les GAFAM, avec leurs vastes empires de centres de données et leurs prouesses technologiques, peuvent réaliser des sauts quantiques en la matière. Ces licornes qui rompent les codes ont pour objectif de fournir aux entreprises disposant de procédures structurées en block-chain le prochain prodige de technologie pour l’automati-sation de processus robotique (RPA).

Cela transformera les rapports de force en accélérant la domination des acteurs du numérique ayant l’agilité nécessaire pour adopter des traitements révolutionnaires en mésothérapie, fillers dermiques, médecine régénérative, toxines et fils tenseurs. Il s’agit de les connecter plus étroitement avec les équipements à base d’énergie comme les lasers de haute technologie basés sur le photo-rajeunissement à base de LED, lasers femtosecondes, exaseconde ou Q: switch: ND: YAG, instruments de radiofréquence, les ultrasons à haute intensité, la stimulation électromagnétique, ou la thérapie par ondes de choc ainsi que la cryolipolyse.

Les gagnants de cette nouvelle ère de l’esthétique et de la cosmétique devront maîtriser le pouvoir du Big Data, de la robotique et de l’analyse quantitative.

Les réseaux sociaux diffusant en continu des images avant-après traitements, permettront de démocratiser l’esthétique et la « consumériser ». Realself aux USA et Europe, SoYoung, Gengmei et Meitu en Chine, dotés des nouvelles technologies pour la visualisation dynamique et propulsés par le travail d’évangélisation effectué par une communauté de plus en plus jeune et tech-enthousiaste, ainsi que la libéralisation de la publicité pour les médecins esthéticiens en Europe, se diffusent de manière virale. La seule barrière restera l’application stricte des réglementations respectant les normes GRPD et HIPAA des deux côtés de l’Atlantique. 

Jean-Yves Coste : Jean-Yves Coste a 25 ans d’expérience dans la pharma, les vaccins, les biotechnologies et dispositifs médicaux et une expertise en M&A et de levées de fonds en esthétique médicale. Il a travaillé chez Bryan, Garnier & Co. comme Senior Adviser, chez Cowen comme responsable Santé en Europe, Boehringer comme Directeur M&A et Deutsche Bank en tant que membre du Groupe Santé. Il est diplômé d’HEC en 1989 et INSEAD en 1996.

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